L’'INDOCHINE
ture. Au nombre de 250, elles donnent de beaux résultats
financiers. En 1923, l’exportation de la gomme a atteint
6000 tonnes d’une valeur de 28 millions de francs.
En 1925, les bénéfices ont dépassé tous les espoirs.
Dans toute l’Indochine, mais surtout au Cambodg.,
mûrier végète admirablement et peut fournir la nourri-
ture à des multitudes de vers à soie. La soie du Cambodge
est fort belle. C’est celle qui sert à tisser les sampots que
nos grands couturiers sont en train de mettre à la mode.
Les ressources de l’Indochine étant mises méthodique-
ment en œuvre, nous devrions, en quelques années, être
libérés du lourd tribut que nous payons à l’étranger pour
nos achats de soie.
Le Cambodge est également propre à la culture du
coton et toute la région du Tonlé-Sap et du Bas-Mékong
pourrait être transformée en une vallée de cotonniers
comme la vallée du Nil.
Le café a son habitat de choix au Tonkin, la canne à
sucre en Cochinchine, le thé en Annam. La culture du
quinquina peut être entreprise sur les plateaux de la
chaîne annamitique et donner d’aussi fructueux résul-
tats qu’aux Indes néerlandaises. L'exploitation du coco-
tier est sans limites, le long de toutes les côtes maritimes
d’Annam et du Cambodge.
Dans ce pays béni des dieux qu’est l’Indochine le sous-
sol est aussi riche que le sol. Les mines de charbon d’Hon-
ghai, avec leur exploitation à ciel ouvert, sont connues
de tous pour les beaux bénéfices qu’elles rapportent. Elles
ne sont pas les seules. Le charbon gras comme le charbon
maigre abondent au Tonkin. Le zinc, l’étain, le tungstène,
le plomb argentifère, le quartz aurifère, le graphite
s’offrent en de nombreux points à l’exploitation.
Au point de vue économique, l’Indochine constitue un
pur joyau que la métropole doit s’employer à mettre en
valeur, en développant activement son outillage écono-
mique, en facilitant l’apport des capitaux. en secondant