L’INDOCHINE
99
Grâce à son établissement en Indochine, la France est en
mesure de suivre, et de suivre de près, tous les événements
qui peuvent se dérouler en Extrême-Orient et dans le
Pacifique. Elle est en droit d’y intervenir, toutes les fois
que ses intérêts le lui commandent, toutes les fois que
les intérêts supérieurs de la civilisation et de l’humanité
qu’elle ne sépare jamais des siens sont en cause.
C’est une position de premier ordre qui lui a permis de
ne pas se voir écartée de la conférence de Washington,
qui lui permettra de faire entendre sa voix, toutes les
fois qu’elle le désirera, dans le règlement des problèmes
qui se posent déjà et qui ne manqueront pas, dans les
années qui viennent, de se poser, de plus en plus grave-
ment, entre l’Orient et l’Occident, dans toute l’étendue
du Pacifique.
C’est pour toutes ces raisons, d’ordre matériel et d’ordre
moral, que notre empire indochinois doit être l’objet de
toute notre attention, de toute notre vigilance et de toute
notre affection. Aussi souhaiterais-je que tout Français
eût pour cette belle et précieuse possession les sentiments
de fierté et d’attachement indéfectible que tout Britan-
nique éprouve pour son empire des Indes !