LES POSSESSIONS FRANÇAISES DE L’OCÉANIE 129
L'exploitation de charbon de Moindou produisait à la
même époque, par mois, 500 tonnes de combustible,
chiffre qui doit être porté actuellement, grâce à la main-
d’œuvre importée d’Indochine et de Java, à 5 000 tonnes
environ.
La production du chrome s’inscrivait aux exportations
de 1923 pour un chiffre de 23 000 tonnes.
Des recherches pétrolifères sont poursuivies par la
« New Caledonian Mineral Exploration Propriety L‘ »,
au capital de 120 000 livres sterling. On ne désespère pas
d'aboutir à un résultat favorable.
Le mouvement commercial pendant l’année 1925 s’est
élevé à 146 487 862 francs, en augmentation de plus de
18 millions sur l’année précédente. Sur ces chiffres, les
importations dépassent de 37 millions les exportations,
ce qui traduit les grands besoins à satisfaire en matière
d'outillage. Dans les 91 mill’ons que représentent ces
Importations, 37 constituent la part de la France, 10 la
part des Nouvelles-Hébrides et 30 celle de l’Australie.
Un excellent indice pour l’avenir, c’est le nombre des
produits nouveaux et susceptibles de se développer qui
apparaissent aux statistiques. Ce sont aussi les consé-
quences que vont amener l'introduction récente de plus
de 6 000 travailleurs asiatiques, et l’œuvre audacieuse due
aux sociétés « Le Chrome » et « Le Nickel », qui viennent
de construire à Yaté une usine hydro-électrique dont le
rendement va bientôt peser sur le plateau de la balance
commerciale en faveur des exportations.
On n'aurait pas tout dit des ressources culturales et
minières de la Calédonie, si on ne soulignait l’importance
de cette colonie au pèint de vue de l’élevage, encore que
cette source de richesse soit loin d'avoir atteint le maxi-
mum de ses possibilités.
On compte environ 125 000 têtes de bovins, 10 000 ovins
et 20 000 caprins.
Le bœuf acclimaté vient d’Australie. il descend de la