188 L’EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS
quant les principes qui doivent présider à leur équi-
pement.
En dehors de nos ports de l'Afrique du Nord (Algérie,
Maroc, Tunisie), je citerai les principaux points de relâche
de notre domaine colonial jouissant d’une situation géo-
graphique qui leur permet de jouer un rôle prépondérant :
Dakar, seul grand port digne de ce nom de notre Afrique
occidentale ;
Duala, au Cameroun, port de rivière, qui attend un
équipement moderne ;
Port-Gentil, le plus beau port naturel de notre Afrique
équatoriale ;
Diégo-Suarez, à Madagascar, où nous pourrions établir
une base de premier ordre ;
Saïgon, Camranh, Haïphong, qui constituent, avec des
avantages différents et des particularités répondant à tous
les besoins commerciaux et militaires, le groupe de relais
français en Extrême-Orient;
Djibouti, capable de remplir le même office qu’Aden
et que Périm.
Enfin sur la grande route transversale Atlantique.
Nord-canal de Panama-océan Pacifique-Australie, la belle
rade de Fort-de-France, puis Papeete où il serait possible
de créer un port magnifique.
Je n’oublierai pas Nouméa dont la rade d’accès facile
et parfaitement abritée pourrait attirer de nombreux
navires si elle était mieux outillée.
Cette liste de ports, qui tous arborent le pavillon fran-
çais, a transporté en quelques secondes votre esprit tout
autour du globe terrestre. Il y a lieu d’être fiers de
posséder un nombre de bases navales aussi considérable.
Mais je n’ai pas cru devoir cacher que la plupart ex-
geaient un effort d’équipement pour qu’elles puissent
remplir efficacement leur rôle de point d’apput.
Tout ce qu’il y a à réaliser a été dûment inventorié
dans le magistral rapport établi par M. Albert Sarraut,