LA VALEUR MILITAIRE DES COLONIES 227
« Les sergents indigènes sont de bons et braves serviteurs
et de précieux auxiliaires des cadres européens,
qu’ils secondent avec dévouement et une connaissance
suffisante de leurs fonctions, dans tous les détails du service
et de l’instruction. Leur nombre étant très restreint,
surtout par rapport à celui des caporaux, le choix du
chef de corps peut s’exercer sur un grand nombre de
candidats et se limiter dès lors à la nomination de sujets
presque tous d'élite.
« Les caporaux se conduisent et servent généralement
très bien, mais il en est qui sont très anciens dans leur
grade, parce que les vacances de sergent sont très rares.
« L’école de compagnie se borne à apprendre le plus
possible la langue française aux indigènes.
Ordre laissé au corps par l’inspecteur général.
« Le régiment de tirailleurs soudanais vient d'être
formé, alors que ses éléments étaient tous en campagne.
Malgré les difficultés de toutes sortes qui ont entouré
ses débuts, le zèle de tous a surmonté tous les obstacles.
« J'ai demandé avec instance la création d’un 3° bataillon
qui permettrait d’avoir une compagnie d'instruction
et une ou deux compagnies qui ne seraient pas
en première ligne, comme toutes le sont de façon continuelle.
« J’espère qu’officiers et soldats pourront continuer à
défendre notre nouvelle colonie comme ils ont fait jusqu’à
présent, sans ménager leur peine et en faisant bon
marché de leur vie, mais sans se voir condamnés aux
excès de fatigue et au manque de confortable qui, à la
longue, usent les plus robustes et font perdre à la France,
sous prétexte d'économie, des défenseurs qui prouvent
tous les jours leur valeur.
« Le colonel commandant supérieur du Soudan, inspecteur
rénéral des troupes. félicite les lieutenants-cola-