EXPOSÉ GÉNÉRAL XXXVIl
tionales. ont été conçus et conclus par un consen-
tement mutuel.
Disons qu’ils furent l’œuvre, surtout, de l’union
étroite de toute l’équipe française : on faisait
front, partout, devant les rivalités extérieures.
Ministres, diplomates, administrateurs, soldats,
tous hommes de grande conviction et de parfaite
bonne foi, tous agissaient ensemble et du même
cœur pour le pays et pour l'avenir. La France
obtenait ainsi, par le mérite de ses enfants, l’ap-
plication, à son profit, de cette grande loi histo-
rique : « À chacun selon ses œuvres ! » Son expan-
sion coloniale a été reconnue, légitimée, proclamée
par ceux-là mêmes qui avaient cru devoir la com-
battre d’abord. La persuasion gagna ceux mêmes
qui ne voulaient pas être persuadés.
On a beaucoup dit et répété que cette politique
de l’expansion, pour s'imposer à l'Angleterre,
avait eu recours à je ne sais quelle contre-poli-
tique de rapprochement avec l’Allemagne. Pure lé-
gende ! Histoire fantaisiste que les faits démentent.
Jamais on n’a pu produire un document quel-
conque autorisant une telle assertion. Avec les
habitudes de polémique qui furent en usage
« quand les Français ne s’aimaient pas », si cette
preuve eût existé, soyons sûrs qu’on l’eût décou-
verte et publiée. Il n’y a pas de preuves, parce
qu’en fait il n’y eut rien que de sincère, de loyal
et de prudent, malgré tant de querelles parfois
envenimées à plaisir, l’Angleterre est restée l’amie
de la France.
Voyons les choses de haut : l’Empire colonial
francais obtint, de plein gré, l’assentiment de