L’AFRIQUE DU NORD
Nous avons donc déjà des relations commerciales qui
sont considérables et qui vont s'accentuer d’année en
année, car l’Afrique du Nord produit beaucoup et elle
peut produire davantage. Son sol est à peine mis en valeur
et son sous-sol, on peut le dire, ne l'est presque pas.
Je ne passerai pas en revue tout ce que produit l’Afrique
du Nord et je ne donnerai pas de statistiques ; mais je
rappellerai que l'Afrique du Nord produit beaucoup
de céréales. Elle était autrefois le grenier de Rome, et
Rome consommait beaucoup. Elle n'est pas encore mal-
heureusement le grenier de la France, parce qu’elle ne
produit plus actuellement comme au temps des Romains,
mais il n’y a aucune raison pour qu’elle n’y arrive pas
rapidement et qu’elle ne dépasse même cette produc-
tion d’autrefois.
L’Afrique du Nord produit du vin en grande quan-
tité, le bétail y est nombreux. Je signalerai simplement
que tous les ans, d’Algérie, nous recevons un million de
moutons vivants. L'Afrique du Nord a également des
ressources en huile, en alfa, en tabac, etc. ; mais je veux
indiquer d’un mot une production qui, depuis quelques
années, a fait des progrès considérables, une production
qui s’intensifie et qui nous procure des ressources iné-
puisables : celle des primeurs. Je ne sais pas si l'on se
rend compte de ce que sont, en quantités, les primeurs
de l’Algérie : pois, haricots, artichauts, pommes de terre,
raisins frais, etc.; je donnerai l'impression de ce que
peut être cette production en signalant que, dans la
période des raisins, chaque jour le paquebot qui quitte
le port d'Alger transporte 30 000, 40 009 ou 50 0C0 colis.
Et cette production, qui est déjà si éténdue. qui s’étend
encore, sera plus importante quand nous aurons trouvé
le moyen de faire passer les primeurs dans les pays étran-
gers et en particulier sur le territoire de l’Angleterre,
qui n’en reçoit presque pas, par suite des difficultés de
transit à travers la France et à travers la Manche. Quand