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L’EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS
relles qui sont ses sites, ses corniches, ses montagnes, dont
quelques-unes sont plus hautes que les plus hautes Pyré-
nées ; elle livre également à votre admiration les villes,
que ce soit les villes romaines, que ce soit les villes
modernes, que ce soit les villes indigènes. Les ‘villes
romaines sont, je le crois, les plus belles qui existent
encore ; il y a, comme le disait M. Jérôme Tharaud, des
richesses de ruines romaines en Algérie et en Tunisie qui
font l’admiration de tous ceux qui les connaissent et que
nous ne mettons pas suffisamment en valeur. Ces villes
romaines s'étendent, je ne dirai pas depuis Volubilis, qui
n’a pas un grand intérêt, mais depuis Oran jusqu’au Sud
tunisien. Nous avons des villes entières, telles que Timgad
et une autre que l’on ne connaît pas et qui est une mer-
veille : Djemila. Il y a Dougga, il y a El Djem, que citait
aussi M. Jérôme Tharaud, cet admirable cirque incompa-
rablement plus beau que le Colisée, dont tout le monde
parle et qui n’est rien à côté d’El Djem, situé dans un
paysage de soleil, sous un ciel bleu avec ses pierres dorées,
qui font l’admiration de tous ceux qui les ont vues.
Il faut qu’on connaisse ces ruines romaines, il faut
qu’on vienne les voir, il faut surtout que les pouvoirs
publics les mettent en valeur, car il y en a qui sont encore
sous le sable, pour lesquelles on n’a pas fait un effort,
pour lesquelles on n’a pas donné un seul coup de pioche.
Il y a également les villes modernes, dont nous pouvons
être fiers, qu’il s’agisse d’Alger la Blanche qui s’étend
sur une étendue considérable, composée de bâtiments
qui sont aussi beaux que les plus beaux bâtiment
de nos villes de France et qui ont été édifiés en une période
de temps extrêmement courte. Ils constituent dans l’his-
toire de notre pays une œuvre dont nous pouvons être
fiers.
Il y a des villes nées d’hier comme Rabat, comme Casa-
blanca. Naguère, Casablanca n’existait pas et actuelle-
ment c’est une ville considérable qui s’étend sur un grand