L’'AFRIQUE OCCIDENTALE FRANÇAISE 38
et du Haut-Dahomey seront desservis par la voie ferrée
‘déja 4000 tonnes du Dahomey sont transportées au-
jourd’hui à Kano, en Nigéria), quand la station expéri-
mentale de Bambey aura donné dans la sélection des
graines et la mise au point des méthodes de cultüre les
améliorations attendues, quand une partie de la culture
3e fera en terrain irrigué où, dès aujourd'hui, on atteint
des rendements de 2000 kilogrammes à l’hectare au
lieu des 700 ou 800 kilogrammes de la culture indigène?
L’exploitation du palmier à huile est encore dans la
première enfance. Les grandes palmeraies de Malaisie
sont là pour nous servir d’exemple. Aux stations de La Mé,
en Côte d’Ivoire, et de Pobé, au Dahomey, on travaille
ferme à la sélection des espèces, à l’expérimentation des
méthodes culturales, à l’essai des appareils pour l’extrac-
Hon de l’huils. Quant tout cela sera au point, quelles
ambitions ne peut-on pas avoic dans la production des
amandes et de l’huile de palme?
Le cacao reste l’exemple de ce que l’on peut attendre
d’une politique de production poursuivie avec continuité
et méthode. En 1913, à la veille de la guerre, une misère,
50 tonnes. En 1926, plus de 8 000 tonnes d’origine indi-
gène, tant il est vrai que dans le domaine de la produc-
tion agricole, le meilleur élément de succès réside encore
dans la mise en œuvre généralisée de l’indigène. Ce n’est
pas être trop ambitieux, semble-t-il, d’envisager l’époque
où, marchant sur les traces de sa voisine la Gold-Coast,
productrice de 200 000 tonnes de cacao, la Côte d’Ivoire
fournira à la France les 30 000 tonnes dont elle a besoin,
Le coton reste la grande difficulté et le grand espoir.
Les essais poursuivis d’abord en ordre dispersé semblent
avoir pris corps en 1924, d’une part, par la mise sur pied
d’un programme d’amélioration méthodique de la pro-
duction indigène en terrain sec : fermes cotonnières pour
la sélection des graines et l’enseignement aux indigènes
des procédés culturaux, usines d’égrenage, camions de