34 L’EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS
transport, d’autre part, par l’expérimentation en terri-
toire irrigué du Niger, soit par l'Administration, soit par
des sociétés privées Les chiffres nets d’exportation, sans
parler des quantités restées sur place pour les indigènes,
sont passées de 400 tonnes en 1922, à 1200 tonnes
en 1923, 1 750 tonnes en 1924, 2 250 tonnes en 1925 et à
5 000 tonnes dans la campagne de 1926-1927.
Chiffres modestes sans doute, mais qui permettent les
plus vastes espoirs quand on voit les résultats auxquels
est parvenue la Compagnie de culture cotonnière du
Niger dans ses domaines de Diré, de Dioro, Sama et
Senenkou, d’une superficie cultivée de 4 500 hectares,
avec 5 000 ouvriers, quand on sait qu’elle récolte, avec
un rendement de 300 kilogrammes nets à l’hectare, une
fibre de 42 millimètres, de belle couleur, de belle résis-
tance, faisant prime sur les marchés du Havre.
Une mission formée de délégués du Syndicat général
de la filature, du Comité central de la laine, de l’Union
des fabricants d’huiles et de deux ingénieurs ayant visité
il y a quelques mois cette exploitation, écrivait dans son
rapport : « Au cours actuel, on nous a dit que la Com-
pagnie de culture cotonnière du Niger ferait sortir du
sol, à Diré seul, près de 7 millions de produits avec
9 500 hommes. Cinquante domaines comme Diré donne-
raient 350 millions de produits avec 125 000 hommes,
ce qui transformerait le sort de toute l’Afrique occiden-
tale française. Est-ce possible? Nous le croyons ».
Je pourrais citer maintes autres tentatives, telles la
Sociëté de culture de Diakandapé créant aux environs
de Kayes des exploitations de sisal avec une centrale
de 450 CV. pour l’usine de défibragé et produisant déjà
600 tonnes en 1925.
Et je devrais encore, sous peine de méconnaître la
partie la plus essentielle, la plus humaine, de notre œuvre