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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
En général, les ouvriers travaillent à l’accord dans la
plus large mesure possible, c’est-à-dire que les journaliers
sont, autant que possible, l’exception. Dans les filatures,
on paie généralement aux cent kilos ; mais on paie aussi
aux 1.000 yards.
Très souvent, aux cardes, aux étirages, aux bancs en
gros, un nombre d’ouvriers travaillant à l’accord par
groupe, se partagent également la somme gagnée ou la
répartissent suivant un % convenu entre eux. Aux ren-
videurs, le il leur reçoit par exemple 45 à 50 % de la
somme totale gagnée par les métiers ; le rattacheur 28 à
32 % et le bàcleur, 18 à 22 °/o. Dans bien des établisse
ments, les arrêts de machines qui ne proviennent pas de
la faute de l’ouvrier (manque de préparation, arrêts de
moteur, etc.), sont indemnisés à un tarif convenu ; mais
ce n’est pas la généralité, à beaucoup près.
Au lissage, en Souabe, sur environ 7.600 tisserands,
31/2 % travaillent sur un seul métier (apprentis); la
majorité, soit 63 1/2 % travaillent sur deux métiers ;
puis,29°/oconduisent trois métiers, et enfin 4°/oseulement
ont quatre métiers à conduire, dont plus de 2 % ont un ap
prenti pour aide. Les tisseurs sont presque toujours
payés au mètre, rarement par pièce. Les encodeurs tra
vaillent habituellement à la journée. Le système des
primes est à peu près disparu ; il ne reste que quelques
tissages qui en fassent emploi.
On paie généralement par quinzaine ; les comptes sont
arrêtés huit jours avant celui de la paie. Les apprentis
au tissage signent un contrat la plupart du temps, et
s’engagent pour deux ou trois ans; ils paient 10, 20,
jusque 50 marks d’écolage (12 fr. 50, 25 lr., 62 fr. 50), et
la somme convenue est déduite de leurs premiers salaires,
à raison de 1 à 2 marks (1 fr. 25 à 2 fr. 50) par quinzaine.
A la fin de l’apprentissage, il est d'usage de leur restituer