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LE HAUT PRIX DES LINGOTS. — APPENDICE,
pas instantanés et demandent du temps avant de se développer com
plètement ; — que la hausse ou la baisse du prix de l’argent, comparé
avec l’or, altère la valeur des circulations d’Angleterre et de Ham
bourg, et détermine l’abondance et le bon marché relatifs de l’une
ou de l’autre ; — que les mêmes effets se reproduiraient, comme je
l’ai déjà établi, à la suite d’une récolte abondante ou insuffisante, soit
chez nous, soit dans les pays qui commercent avec nous ; ou encore
à la suite de tout autre accroissement ou déduction de richesse réelle
ffui, en modifiant les proportions relatives de la monnaie et des mar
chandises, altérerait la valeur de l’agent d’échange. J’ai la conviction
que ces réflexions préliminaires prouveront qu’on peut réfuter les
objections de M. Pearse, sans avoir recours à l’abandon d’un grand
principe. Si on désavouait ce j)rincipe, on verrait s’établir une théo
rie de change toute mercantile, et cette théorie servirait d’argument
et de prétexte à la fois pour prouver que la diffusion des agents mo
nétaires a été si grande que, pour la combattre, il faut les empri
sonner à la Banque, ou affranchir les directeurs de l’obligation de
payer leurs billets en espèces.
Tableau de M. Pearse tel qu’il a été présenté au Bullion-Committee.
Total des billets de banque.
Millions.
' 27 février 1797. 8 l|2
Ils s’élèvent graduellement en 1797 et 1798 à 13
Mars 1799. 13 1|2
Après cette époque surnennent de lourds subsides, une
grande détresse commerciale, de larges importations de
blé. — Le change avec Hambourg continue à fléchir, et
descend le 2 janvier 1801 à
Depuis la lin de l’année 1799 jusqu’à la fin
de 1802, une surémission de billets de
Taux du change avec
Hambourg.
35 s. 6 g.
38 O
37 7
29
I 1. et 2 1. grossit la somme totale def 13 1/2
tous les billets, et la porte à { à ¿Fluctuation.
( 16 1/2
16 1/2
à Fluctuation.
18
17 1/2
à Chute.
18
De janvier 1803 à la fin de 1807.
De janvier 1808 à Noël 1809.
de 33
a 29
de 32
à 35
de 34
à 28
3
8
10
10
9
6
Le taux du change avec Hambourg a été puisé dans la cote du Lloyd.
* J’ai négligé, dans le travail de M. Pearse, tout ce qui concerne le montant des
billets en circulation avant la suspension des paiements à la Banque, parce que le
change devait nécessairement être avili par le montant des émissions de la ban
que, tant que le public a eu la faculté de réaliser ses billets eu espèces.