LES POSSESSIONS FRANÇAISES DE L'OCÉANIE 181
de six mois : 10 hectares de coton donnent 300 kilos de
fibres à l’hectare, soit 3 tonnes), le coprah, les con-
serves, etc., dont les prix de plus en plus rémunérateurs
constituent le meilleur stimulant de la colonisation ter-
rienne.
Le commerce général de la Nouvelle-Calédonie est passé
de 33 546 000 francs en 1913 à 146 467 000 francs en 1925.
En 1927 il avait atteint 244 967 038 francs, en augmen-
tation de 9567296 francs sur les résultats de 1926.
Ce résultat est dû pour beaucoup au travail acharné et
à l’audace de nos compatriotes, qui ont retrouvé sur ces
terres lointaines la même énergie, la même vitalité que
celles de leurs pères de la métropole.
La situation financière de la colonie, qui avait été fran-
chement mauvaise dans la période d’après-guerre, s’est
notablement améliorée. L'exercice 1924 s’était soldé par
un excédent de dépenses de 470 000 francs. L’exercice
1925 a laissé au contraire un excédent de recettes de
586 762 francs, qui a permis de porter à 888 963 francs
l’avoir de la caisse de réserve. Cet avoir s’est accru
dans une forte proportion, l’excédent des recettes sur les
dépenses ayant, en 1927, dépassé le million et des plus-
values importantes s’étant déjà produites au cours de 1928.
Le budget ordinaire de 1926 se montait, crédits supplé-
mentaires compris, à 19040 000 francs, et le budget
extraordinaire à 2780000 francs, ce qui portait à
21 820 000 francs le total. M atteindra celui de
28 420 860 francs en 1928.
L'administration actuelle poursuit avec persévérance
l’exécution d’un grand programme de travaux publics
et d’outillage qui auront pour effet de faciliter la mise
en valeur du pays. Le port de Nouméa, où se concentre
toute l’activité commerciale et industrielle non seulement
de la Grande-Terre mais aussi des archipels. Nouvelles-
Hébrides et Wallis principalement, a grand besoin d’être
modernisé et agrandi. On y travaille. De nombreuses