erreur l'opinion universelle, qui n’est pas très
forte dans toutes ces subtilités, en lui faisant
croire que l'exigence du Chili relative à l’incorporation
de ces territoires à sa souveraineté
est très postérieure à la date du Traité même.
La situation de ces provinces a été cependant
considérée dès le premier moment, à la
conférence d'Arica du 22 Octobre 1880. On
y signala comme une des bases inéludables de
la paix la cession inconditionée du territoire
de Tarapacà et la remise conditionelle de Tacna,
Arica et Moquegua jusqu’à l’exécution
complète du paiement des vingt millions de
piastres d’indemnité.
Dans la Conférence de Viña del Mar, protocolisée
en date du 11 Février 1882 et célébrée
entre le Ministre des Affaires Étrangères
du Chili et le Représentant Diplomatique en
mission spéciale des États-Unis, Mr. Trescott,
les deux bases de paix proposées par le Chili
furent consignées: premièrement, cession au
Chili de tous les territoires situés au sud du
ravin de Camarones; deuxièmement, occupation
de la région de Tacna et Arica pendant
dix ans, le Pérou devant payer à la fin de ce