3J8 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
loir simplement faire ressortir les effets, que l’issue
(les négociations poursuivies avec la France en pré
sence du traité de février produirait soit sur les in
térêts matériels de l’Autriche soit sur sa position par
"rapport au Zollverein. Pour ce qui est d’un préju
dice matériel, le mémoire n’en entrevoyait pas de
bien sérieux pour l’Empire, mais il ne se dissimu
lait pas que le traité projeté dût modifier sensible-
blement les termes dans lesquels 1 Autriche se trou
vait vis-à-vis de l’association. Toutefois, à ce dernier
sujet, rappelant le but final que la convention
de février s’était assigné dans son préambule et
pour la réalisation duquel les articles 3 et 25 de
cette convention avaient fait espérer des ariauge-
ments ultérieurs, il faisait observer que l’assimila
tion de la France à l’Autriche ne paraîtrait plau
sible qu’autant que par impossibleilentrera.it dans la
pensée des gouvernements associés de former avec
la France un territoire unique quant aux douanes,
et de préparer ce résultat par le traité en cours de
négociation.
C’est vainement d’ailleurs qu’on aurait cherché
une trace dans ce mémoire de l’énergie, que recé-
laient les documents analogues de la même prove
nance, se rapportant à l’année 1851. L Autriche
n’hésita pas à y proclamer elle-même insurmonta
bles en quelque sorte les obstacles qui s’élèveraient,
à ce moment surtout, contre l’union complète, en
se bornant à signaler la négligence mise par le Zoll-