fullscreen: La question d'Orient depuis ses origines jusqu' à nos jours

348 EN AFRIQUE. — LA QUESTION DU NIL ET DU NIGER. 
Fehmi et Âbd-el-al-pacha, la démission du ministère Mah 
moud-pacha. Le ministère égyptien se retira le 26 mai. La 
population se soulevales Européens furent partout moles 
tés, fermèrent leurs maisons ; le khédive fut menacé. Il 
rappela au pouvoir Ârabi-pacha. 
Ce triomphe fut le signal d’une formidable explosion du 
fanatisme musulman. Le 11 juin, une collision entre Arabes 
et Européens dans un quartier d’Alexandrie amène une 
lutte générale ; les Arabes se Jettent sur les Européens, les 
assomment ou les poignardent en grand nombre, pillent 
leurs maisons : beaucoup se réfugient sur les vaisseaux 
anglais et français. Arabi-pacha commença à élever autour 
d’Alexandrie des retranchements pour la lutte inévitable. 
Le 5 juillet, le ministère anglais prévint le gouvernement 
français que l’amiral sir Beauchamp Seymour était autorisé 
à adresser aux Égyptiens un ultimatum, en vue d’arrêter 
leurs travaux de défense, et, au cas où cet ultimatum reste 
rait sans effet, à ouvrir le feu contre leurs ouvrages. Il 
demanda si l’amiral français Conrad recevrait des instruc 
tions semblables. 
Le conseil des ministres français fut d’avis que la France 
ne pouvait pas s’associer à l’ultimatum de l’Angleterre. 
L’amiral Conrad reçut l’ordre de ne pas agir. 
Le 10 juillet, l’ultimatum anglais fut remis au gouverne 
ment égyptien. Il resta sans réponse. Le 11, le bombarde 
ment d’Alexandrie commença à sept heures du matin ; les 
feux des forts égyptiens furent vite éteints ; à 4 heures et 
demie, deux cuirassés anglais entrèrent dans l’avant-port ; 
l’armée d’Arabi se retira hors de la ville, pendant qu’une 
bande de Bédouins en pillait et brûlait les principaux quar 
tiers. 
Les Égyptiens se retranchèrent en arrière d’Alexandrie, 
à l’abri des retranchements de Kafr-Douar. Arabi y entre 
tenait le courage de ses soldats par les forfanteries qui lui 
étaient habituelles ; il transformait l’affaire d’Alexandrie en 
une brillante victoire sur les Anglais : l’amiral Seymour 
avait été pris ; on le traînait de village en village ; chaque 
boulet égyptien avait coulé un cuirassé ennemi ; le seul qui 
n’avait pas porté était tombé dans l’île de Chypre, et y avait 
décimé la garnison anglaise. 
Les lignes de Kafr-Douar étaient vraiment assez fortes 
pour arrêter les Anglais, s’ils voulaient suivre la route de 
l’armée de Bonaparte en 1798. Sir Garnet Wolseley, nommé
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.