J 74 l’alliímagne économique.
La crise politique était en même temps parvenue
à maturité. Un corps de troupes austro-bavarois en
trait à Hanau le 1*" novembre 1850, et un corps pru-
sien allait occuper Cassel le lendemain, de telle
sorte que l’Allemagne se trouvait encore une fois à
la veille d’une guerre civile, qui heureusement ne
tarda pas à être conjurée. On a prétendu que dans
les conférences d’Olmnlz, dont les résultats poli
tiques sont généralement connus, la Prusse se se
rait obligée vis-à-vis de l’Autriche à faire jusqu’à un
certain point trêve à son opposition à l’encontre
des propositions autrichiennes qui serviraient de
base à un arrangement subséquent; mais celte sup
position ne se trouve nullement justifiée par le cours
que suivirent les négociations ultérieures.
Aux conférences d’Olmutz se rattachèrent les con
férences ministérielles de Dresde, qui, donnant une
expression et préparant une issue aux graves con
jonctures de politique mercantile, installèrent une
commission spéciale pour le commerce et les rap
ports commerciaux. Aussi la Bavière émit—elle 1 avis
que les conférences générales, ajournées le 3 no
vembre, fussent reprises non à Wiesbaden, mais bien
à Dresde; seulement cet avis ne fut pas agréé par la
Prusse; et comme entre temps la neuvième session
alla, à partir du 3 février 1851, continuer sou œu
vre dans la jolie et tranquille résidence de Wies
baden, tandis que se poursuivaient à Dresde les
débats qui y avaient été ouverts, on vit siéger si-