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LALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
tulions douanières propres et demeura dans un com
plet isolement. C’est donc sous les auspices d’une
attraction, ou plutôt de nécessités et de satisfactions
mutuelles, et nullement sous celles d’un accommo
dement intervenu par les soins des gouvernements
respectifs que s’engagèrent les premières relations,
qui purent par la suite devenir plus actives, mais non
plus paisibles, qu’elles l’avaient été h l’origine. Des
négociations directes entre le Zollverein et les villes
lianséatiques ne furent tout d’abord suscitées que
par le traité de commerce conclu avec la Hollande
le 21 janvier 1839. Pour le trafic des denrées colo
niales, les villes lianséatiques n’avaient pas de plus
redoutable concurrent que les Ilays-llas, qui, en fait
déjà, étaient arrivés à être les fournisseurs exclusifs
de presque tout le midi et même d’une grande partie
du centre de l’Allemagne, sans se soucier le moins
du monde de prendre, en échange de cet avantage,
des produits allemands ou d’en favoriser l’écoule
ment. Or le traité de commerce, dont nous venons
de rappeler la date, en accordant même à la Néer-
lande un traitement expressément privilégié, porta
l’inquiétude des Hanséates à son comble, et c’est
d’eux que partit aussi la réprobation, que ce traité
rencontra bientôt par toute l’Allemagne. La ville de
Hambourg fut la première à se mettre en campa
gne, pour être admise au moins au partage des fa
veurs concédées ; ce qui conduisit, h la date du 30 dé
cembre 1839, à un arrangement avec cette ville,