PÉRIODE DE 1834 A 1854. 109
des revenus d’après le nombre des habitants, en présence
de l’état de la consommation dans le Luxembourg,
par le péril dont étaient menacés la régie
prusienne du sel et les autres impôts indirects.
Aussi quand au mois d’octobVe 1839 M. deScherff,
le plénipotentiaire hollandais, fut arrivé à Berlin ac;
coin pagué de l’inspecteur supérieur des contributions,
M. Wahlen de Luxembourg, on commença par
lui proposer d’abandonner l’idée d’une accession
douanière, et de se rejeter sur un traité de commerce,
contenant des dispositions favorables aux pro- •
duits respectifs du sol et de ¡’industrie.
Mais il fit observer que pour le Luxembourg, dont
les rapports commerciaux, extrêmement vivaces du
côté de la Belgique et de la France, étaient à peu
près nuis jusqu’ici avec les membres de l’union, tout
traité de commerce, quelque grandes que fussent
les concessions du Zollverein, serait dénué de valeur,
que le maintien d un système de douane propre
au grand-duché était impraticable, et que, si par
conséquent on se refusait à donner suite aux vœux
du gouvernement royal grand-ducal, il ne resterait
à celui-ci d autre parti à prendre que de supprimer
complètement toute l’administration douanière dans
le Luxembourg, ce qui convertirait ce pavs en un
véritable asile pour la contrebande.
Cette déclaration ramena forcément le débat à son
point de départ, mais le projet d’union élaboré en
conséquence par le ministère prussien, et les dis-