PÉRIODE DE 1834 A 1854. 125
encore en l’absence des instructions nécessai
res chez certains délégués, ainsi que la résolution
de procéder à la publication ofiicielle des traités
d’union, dont le recueil, continué jusque dans les
derniers temps, forme une collection de documents
diplomatiques, qui ne sont pas d’un minime intérêt
historique et qui ont du naturellement, à cause de
leur caractère d’inflexible authenticité, servir debase
à notre travail.
Elles s acquittèrent également, et sans conflit, de
la mission qui leur incombait de décréter une légis
lation commune pour les droits frappant le sucre
de betteraves. Conformément en effet aux stipula
tions intervenues dans l’acte de renouvellement des
Irailés d’union du 8 mai 1841, la taxe sur le sucre
de betteraves devait pendant les trois premières an
nées demeurer privative, mais devait par contre, à
paitii du 1® septembre 1844, être perçue au profit
de la communauté douanière, sur un pied uni
forme. Or, c’est une délibération du 6 novembre 1843,
prise dans le cours de la f>* session, qui fixa préci
sément cette taxe et en régla la perception.
Sur ces entrelaites, des négociations actives se
poursuivaient de la part du Zollverein et de la Bel
gique, h l’effet d'amener entre eux la conclusion
d un traité de navigation et de commerce, qui fut
en effet signé le 1®' septembre 1844, mais après
avoirété tenu un certain temps en échec par la pensée
que nourrissait la Belgique et notamment son roi