PÉRIODE DE 183i A 1834. 127
La V session, dont les membres prirent séance à
Carlsruhe le 1®' juillet 1845 pour se séparer le
23 octobre suivant, excita au plus haut degré l’atten
tion générale, en ce que l'industrie allemande, non
moins que ses adversaires, les théoriciens, ainsi que
la presse et le public tout entier, se promettaient
d’elle le rcglemenl du conflit qui s’agitait entre les
droits protecteurs et la liberté commerciale. Aussi
les ambassadeurs d’Angleterre, de France et de
Belgique en même temps que des agents de politiq ue
commerciale de toute espèce s’évertuèrent-îls à avoir
connaissance, par les voies diplomatiques et autres
des délibérations en cours, et de diriger, conformé
ment à leurs vues, les déterminations des divers
gouvernements de l’Union ; mais comme on sentait
parfaitement que la décision finale relevait de Berlin,
c’est de ce côté que convergèrent tous les regards et
les efforts les plus soutenus.
Or, à Berlin la question de-savoir si le système
suivi jusque-là par le Zollverein n’était pas sujet à
des modifications dans le sens d’une politique doua-
méro nationale, divisait assez profondément les
opinions. Les mis, prenant leur point d’appui dans
loftice commercial cto création récente cl dans le
ministère des affaires extérieures, se prononçaient de
plus en plus pour la nécessité d’une réforme, devant
d’une part porter sur l’état interne du Zollverein en
concédant à l’induslrio indigène des droits protec
teurs plus efficaces,et devant, d’autre part, aboutir à