J 34 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
au milieu des Élats européens; puis, comme les
événements et la Confédération germanique trompèrent
ses espérances, il se mit, quand il fut monté
sur le trône, en contradiction apparente avec ses
tendances antérieures, en s’attachant à travailler
aux intérêts particuliers de son royaume, et à résister
autant que possible aux empiétements policiers
et réactionnaires tentés par les grands États allemands
sur les conditions légales et constitutionnelles
des États d’un ordre inférieur. Toutefois il ne
renia dans aucune occasion les idées qu’il avait embrassées
autrefois, et, dès que les intérêts généraux
de l’Allemagne étaient en cause, ils trouvaient en lui
un patron des plus zclés.
Or, sans être un ami de l’industrie et de ses agents,
il y voyait néanmoins le fondement de toute grandeur
nationale, et de ce pointdevue, il se résolut, nonobstant
les hésitations du particularisme bavarois,
à prendre parti dans la crise actuelle pour le principe
des droits protecteurs, comme en 1833 il avait
pris parti pour le Zollverein allemand.Ce qui lui importait,
c’était d’élever l'industrie de l’Allemagne,
prise dans son ensemble, à la hauteur où était parvenue
celle des autres nations, et il dédaignait, pour
contre-balancer cet objectif patriotique, de soupeser
les comnioda et inconwioda locaux.
Ces détails font comprendre pourquoi, dans la
discussion prolongée de la question des dioits pio
lecteurs et de la liberté commerciale, la BuMère ne