-154 l’allemagne économique.
Quoi qu’il en fùl, les proteclionnisles triompbaienl
encore provisoirement sur toute la lig;ie, continuant
à stériliser les eliorts généreux de M. de Kubeck
en faveur d’une réforme de la législation douanière,
dont le conseil d’État avait été saisi dès 1841, sans
que ce corps pût faire prévaloir de sitôt la convic
tion à laquelle il arriva, qu’à défaut d’une union
intime avec le Zollverein, union qui rencontrait
encore dans les relations avec la Hongrie notamment
de sérieux obstacles, il convenait de mettre autant
que possible les taxes de l’Autriche à l’unisson de
celles de l’association; et il faut aller jusqu’à 1847
avant d’apercevoir quelques nouveaux signes exté
rieurs de sollicitude de la part du gouvernement
autrichien pour l'amélioration des conditions éco
nomiques de l’Empire. Ces signes consistaient dans
des tentatives demeurées d’ailleurs pour le moment
infructueuses, de rattacher même fiscalement la
Hongrie à l’Autriche, et de se rapprocher quelque
peu du Zollverein, notamment à l’aide d un cartel
douanier, dont l’idée fut repoussée par le cabinet
de Berlin.
Mais les secousses violentes des années 1848 et
1849 firent monter aux affaires deux hommes émi
nents, le prince Schwarxenberg et le baron de
Bruck, lesquels dépassant de beaucoup en valeur les
coryphées ordinaires de la noblesse et de la bu
reaucratie autrichiennes, imprimèrent h la poh-
lique de leur pays une direction pratique qui lui