i60 l’allemagne économique.
acquise vis-à-vis de l’Étranger. Des traités de commerce
et de navigation sont recommandés avec l’Italie,
la Hollande, la Belgique, le Danemark, ainsi
que des traités de commerce avec les contrées transatlantiques,
mais on déconseille de simples traités
commerciaux avec les États d’Europe, dont l’industrie
et le degré de cuhure seraient plus avancés qu’ils
ne le sont en Allemagne. Le ministère du commerce
autrichien arrive ainsi à formuler à la charge de la
politique commerciale austro-allemande un programme
en quatre points qui sont les suivants :
1. Cette politique ne doit pas plus être exclusivement
édifiée sur la base des intérêts agricoles et d’une
ouverture à discrétion du pays que sur celle des
intérêts industriels, réclamant autant que possible
des barrières infranchissables, mais elle doit l’être
sur une base véritablement nationale, qui comprît
au même titre tontes les branches de l’activité économique.
C’est le développement harmonique de
toutes ces branches qui doit être son souci le plus
constant, mais elle reconnaît par là même la nécessité
de donner tous ses soins, de prodiguer toute
sa sollicitude à l’accroissement de la puissance domestique
au point de vue de la concurrence, sur ses
propres marchés et sur ceux du dehors, comme y
trouvant la condition fondamentale d’un essor vigoureux
de l’industrie non moins quede l’agriculture
et du commerce ainsi qu’une garantie pour la
prospérité générale.