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L'ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE,
nouvelle vis-à-vis du Zollverein ne serait pas complètement
assurée, la nature des choses conduisait
au contraire la Prusse à vouloir éluder l'intluence
des États secondaires, et à vouloir tenir ces derniers
àl’écart jusqu’après la consolidation, par voiede continuation,
de l'Union existante, sauf en attendant, à
poursuivre seule, le cas échéant, avec l'Kmpire un
échange de communications, dont le cercle serait
aussi restreint que possible. La question de la forme
commandait donc le sort du fond, ce qui explique
qu'elle fut agitée de part et d’autre avec la plus
grande vivacité, et que l’Autriche se refusa à donner
suite aux ouvertures modestes, que son antagoniste
avait chargé AJ. Delbrück d’aller lui faire à Vienne
dans le cours du printemps de l'aunée 1849. Par
contre, les conférences générales de Cassel qui s’ouvrirent
le 7 juillet 1850 parurent à l'Autriche pouvoir
offrir une occasion excellente de reprendre ses
projets, soutenue qu'elle serait par la Bavière et
plusieurs autres gouvernements alliés. Mais bientôt
cette puissance ne put plus se inéprendrc sur les
dispositions de la Prusse, que la mission de AI. Delbrück
avait d’ailleurs déjà fait pressentir. Car nonseulement
le cabinet de Berlin ne fit môme pas les
honneurs d’une mention aux propositions autrichiennes
constituant cependant l’avance la plus importante
qui eût été faite au Zollverein depuis son
origine, mais parmi les propositions qu’il iit personnellement
à l’Assemblée, il s’en trouvait môme,