184 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
chie prussienne, entre lesquels les relations com
merciales ne pouvaieni être entretenues qu’à l’aide
du transit à travers des territoires étrangers. Aussi
dans l’hypothèse d’une dissolution du Zollverein le
premier souci du cabinet de Berlin devait-il être
de sauver au moyen d’une ligne de douanes com
mune et arrondie la contiguïté des deux moitiés du
royaume, ce qui n’était réalisable que par l’accession
de la Hesse Électorale ou du Hanovre au système
douanier de la Prusse. Mais comme en raison du
caractère indécis de son gouvernement et de son
penchant pour l’Autriche, la liesse Électorale n'of
frait pas de garanties suffisantes, la Prusse se trou
vait tout naturellement conviée à tenter d’entraîner
le Hanovre dans son orbite, même au prix des sa
crifices les plus sérieux. Sans doute le résultat né
gatif de négociations antérieures suivies pendant de
longues années depuis les assurances données par
le Hanovre en 1841 n’était pas trop encourageant
pour de nouvelles tentatives, mais force était à la
Prusse d’essayer de trouver dans le Nord soit une
compensation pour le Sud, au cas où les régions
méridionales de l’association battraient en retraite,
soit un contrepoids à l’opposition toujours plus
accentuée à laquidle il fallait s’attendre de la part
du Midi, s’il devait persévérer dans les liens de
l’alliance. Elle pouvait s’assurer le triomphe de cette
politique eu se conciliant le Hanovre et l’Olden
bourg, suivis dès lors sûrement par la Hesse Électo-