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l’allemagnk économique.
le parti libéral, qui avait soit à la tribune de la chambre
(les États, soit dans les organes de la presse plaidé
la cause de runion douanière, trouva également
beaucoup à reprendre au traité, quand il fut devenu
un fait accompli, et s’éleva surtout contre l’exhaussement
des droits sur beaucoup d’articles de consommation
étrangers, soumis jusque-là dans le tarif
hanovrien à des taxes très-intimes.
Le gouvernement du Hanovre avait toutefois,
comme tel, aperçu des motifs suffisamment graves
de traiter. Il lui avait paru, à juste titre, fort difficile
de persister longtemps encore dans l’isolement
où le plaçait la ligne politique suivie jusqu’alors
dans le domaine commercial.
Mais la condition des chemins de fer nationaux
était plus déterminante encore; car le réseau des
voies ferrées hanovriennes, loin de pouvoir subsister
par lui seul, exigeait au contraire des raccordements
de toutes parts, et tant que serait ajournée
la liberté des échanges avec le Zollverein, il y avait
peu d’espoir que les contrées voisines et notamment
la Prusse se prêtassent à l’établissement d’un contact,
qui dans l’état des rapports de douane ne leur
ouvrait que des perspectives médiocrement séduisantes
du côté du Hanovre. Bien plus, ne pouvaitil
pas arriver même que le système des chemins de
fer contigus vînt à tourner complètement ce
royaume, et que celui-ci perdît les avantages qu’il
devait an transit des marchandises?