198 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
triche, et la première réunion put donc être tenue
à Vienne le 4 janvier 1852, sous la présidence du
prince de Schwarzenberg, qui prononça à celte occasion
un discours d’ouverture, auimé d’ailleurs de
sentiments fort conciliants, en présence des commissaires
de la Bavière, de la Saxe, du Hanovre, du
Wurtemberg, du grand Duché de Bade, des deux
Hesses, de Brunswick, de Nassau, d’Oldenbourg, de
Hesse-Hombourg, des villes Ilanséatiques et de
Francfort, mais en l’absence de représentants de
la Prusse, comme aussi des deux Mecklembourgs,
de la Thuringe, d’Anhalt, de Lippe et de Lichtenstein.
On procéda ensuite, sans plus tarder, à la distribution
des deux projets de traités A et B, auxquels
on n’accorda pas cependant une attention bien sérieuse,
persuadé qu’on était que la position à prendre
par l’Autriche vis-à-vis du Zollverein ne pouvait
guère être fixée par l’assemblée composée
comme elle l’était. Les conférences secrètes suivies
de la part de l’Autriche et des plénipotentiaires de
la Bavière, delà Saxe, du Wurtemberg, des deux
Hesses, de Bade et de Nassau en vue d’un traité particulier
désigné sous le nom de traité C à conclure
avec l’Empire excitèrent un intérêt de beaucoup
plus soutenu, mais furent quelque peu paralysées
par les scrupules, qu’éprouvaient bon nombre de
gouvernements à se rapprocher de l’Autriche, tant
que la Prusse se tiendrait à l’écart, comme aussi