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l’allemagne économique.
voir — ce qui détermina l’Autriche à couper court
à toute correspondance et à employer auprès des
coalisés de Darmstadt l’influence dont elle pouvait
disposer.
Aussi le 25 mai, la coalition, en déposant les
projets A et B avec leurs annexes, demanda-t-elle
qu’indépendamment de la continuation et de l’a
grandissement du Zollverein, la conférence appli
quât à ses délibérations lesdits projets, en présence
et avec le concours de plénipotentiaires autrichiens.
La Prusse fit connaître sa réponse h la séance du
7 juin. Elle s’y prononçait péremptoirement contre
toute négociation sur le projet d’union douanière B,
en invoquant l’état économique différent du Zollve
rein et de l’Autriche, le monopole du tabac dans
cette dernière contrée, l’insuflisance de la base pro
posée pour le partage des recettes communes, l’ab
sence d’un projet de tarif pour Tunion future, le
défaut de garantie pour la perception régulière des
droits de douane, rinconvénienl pour le Zollverein
d’entrer en communauté avec des pays géographi
quement éloignés et placés dans des conditions de
production et de consommation tout autres que les
siennes ; mais elle ne voyait aucun empêchement à
la conclusion d’un traité de commerce, qui pourrait
être négocié dès après le rétablissement du Zollve
rein, sans toutefois devoir l’être auparavant, attendu
que ses stipulations exigeraient un examen détaillé,
entraînant de longs délais, et que les égards dus aux