2Í2 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
incertitudes de la situation, pensaient-ils qu’une
solution satisfaisante pour tous devait seule y mettre
un terme.
Dans la même séance du 20 juillet, le gouvernement
prussien ajourna les conférences au 16 u
mois suivant, en déclarant préjudiciel pour la reprise
des délibérations et le concours ultérieur des
gouvernements aux travaux, le règlement de deux
points, à savoir: l’adhésion des puissances alliées à
l’association douanière avec le Steuerverein,c’est-àdire
au traité de septembre, et leur consentement à
renouveler le Zollverein préalablement aux négociations
avec l’Autriche. Mais un pareil procédé, qui
tendait à imposer eu quelque sorte par avance aux
gouvernements opposants les conditions de la continuation
des séances, et à mettre de côté les propositions
autrichiennes, était peu propre à impressionner
favorablement les parties intéressées, eti aigreur,
qui en résulta, perce assez dans la circulaire que le
cabinet de Vienne adressa le 29 juillet à ses ambassadeurs
auprès des Cours amies, et dans laquelle
les vues et les déterminations de l’Autriche étaient
affirmées avec une netteté et une rigueur, calquées
évidemment sur le langage tenu par la Prusse dans
sa déclaration du 20 juillet.
Quand les séances reprirent leur cours, les coalisés
avaient eu eux-mêmes le temps de s eiitcu
et d’aviser au sujet de celte déclaration, qui imp i
quait réponse ii celle qu’ils avaient laite le même