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d’entrée dans le Zollverein offertes aux articles de
l’Autriche devaient finir par perdre de pins en plus
pour les importateurs leur intérêt purement idéal ;
et, en tout cas, le tarif intermédiaire établi par le
le'traité n’abandonnait pas complètement les manu
factures autrichiennes à elles-mêmes. Peut-être
même le cabinet de Vienne trouvait-il, que l’union
immédiate avec le Zollverein, qui lui avait été re
fusée, n’était pas réclamée encore par tes conditions
économiques de la monarchie, à laquelle il devait
suffire d’avoir obtenu un traité de commerce tres-
étendu et d’avoir pris vis-à-vis du Zollverein une
position privilégiée au regard des autres États po-
sition qui ne lui permettait pas seulement (1 agir
en une certaine manière sur la législation intérieure
de l’Association, mais encore de s’y introduire in
sensiblement. Ce qui n’est pas douteux, c’est que
l’Autriche venait de remporter, sinon économique
ment, au moins politiquement un succès marqué sur
sa rivale. Car bien même que la Prusse n’eût cédé
que sur un point de pure forme, à savoir : la con
clusion anticipée d’un traité de commerce avec l’Au
triche, comme la querelle n’avait pas eu d autre
terrain, le fait seul de cette conclusion équivalait
pour la première de ces puissances à un échec, qui
devait diminuer sa position morale dans le Zollve
rein Pour avoir refroidi les rapports de la 1 russe
avec le plus grand nombre des gouvernements al
liés et rapproché ceux-ci de sa propre politique