250 l’allemagne économique.
admissible? Un certain degré d’exaspération réciproque
avait donc évidemment tari de part et d’autre
la source de toute bienveillance et de toute condescendance
!
Parmi les sujets, s’imposant à la sollicitude du
Congrès de Hanovre se plaçait en première ligne la
question des rapports avec l’Autriche, c’est-à-dire
du rapprochement plus intime, prévu par un des
articles du traité du 19 février 1853, entre le système
douanier de ce pays et celui du Zollverein. Les
négociations avaient une base solide dans des propositions
formelles, libellées par l’Empire et livrées
dès la fin de décembre 1856 à la publicité par des
articles de la gazette d’Augsbourg, propositions que,
vu leur importance, nous allons reproduire ici d’a
près une traduction de hi chelo t :
(( L’Autriche déclare avant tout son désir de voir
se resserrer et s’affermir dans les négociations qui se
préparent, les liens qui l’unissent au Zollverein. Elle
est décidée à soumettre à l’examen le plus attentif
tout vœu qui serait émis à cet eilet par les États associés
et à l’accueillir autant que le permettent les
besoins de son industrie, sous la condition que ses
propres vœux trouveront chez les États le même
accueil, et que des moditications permettant des
modérations de droits dans les relations réciproques
seront apportées aux tarifs de douane respect!Is visà-vis
de l’étranger. Par les dégrèvements qu elle a
opérés dans la présente année, l’Autriche a mon-