258 L’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
la lare, quand il s’agirait de ballots,pesant un poids
Ijriit supérieur h 8 quinlaux.
Nous touchons heureusement, pour rompíe
quelque peu avec la monotonie de ce récit, lequel
depuis le nouveau traité de prorogation du Zollverein
na guère révélé que des déceptions périodiques, à
un moment qui, pour avoir donné naissance au fa
meux traité de commerce entre l’association doua
nière et la France, forme le point culminant de la
période qu'embrassent nos développements actuels,
et ne peut manquer d’arrêter l'attention du lecteur
français, désireux même sans aucun doute de nous
voir aborder d’aussi haut que possible les relations
commerciales de l’Allemagne avec notre pays. Si l’on
peut regretter et s’étonner que le lien étroit qui s e-
tablit alors entre deux grands territoires voisins dans
le domaine des intérêts matériels, n’ait pas réussi h
prévenir une récente et terrible conllagration, on
peut croire au moins, pour se consoler et se rassurer,
(lue la logique des faits, qui fait découler la bonne
harmonie de la communauté des intérêts, n aurait pas
été prise en défaut à su pposer que les peuples en cause
eussent été absolument maîtres de leurs destinées.
Les négociations qui précédèrent la formation de
la grande association douanière allemande émurent
plus d’une grande puissance européenne, mais no
tamment l’Angleterre, qui appréhendait à juste titre
dans l’avénement d’un Zollverein étendu la pros
périté ascendante de l’industrie germanique et la