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LALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
nous en matière poUliqne, ne manquèrent pas dans
le milieu oii s’exerçait leur mandat de faire naître
des scrupules à 1 encontre des rapports intimes pro
jetés avec la Prusse el de raviver le souvenir d’an
ciennes alliances avec la France comme aussi celui
des avantages v attachés. Toutelois les perspectives
intimidantes d’une souveraineté, amoindrie par la
Prusse, pas plus que les olfres de certaines conces
sions de tarif ne firent beaucoup do prosélytes, et si
le seul duché de Nassau ne se montra pas sourd aux
ouvertures et aux remontrances de notre pays, les
considérations dynastiques et les conséquences re
doutées d’un Zollverein y firent certainement plus,
que l’octroi de faveurs douanières. Ces faveurs
n’étaient pas, eu effet, bien considérables, pai
la raison que le gouvernement de juillet, entière
ment acquis au système protecteur, et soucieux
avant tout des intérêts de la bourgeoisie indus
trieuse se serait bien gardé de porter une atteinte
tant soit peu profonde aux droits exorbitants, que
la tutelle administrative avait fait établir, et, au de
meurant, elles se réduisirent h de légers avantages
pour les eaux minérales du duché.
Quand en 1834 le Zollverein allemand se fut dé
finitivement constitué, il devint impossible au gou
vernement français, dontja politique venait d’essuyer
cet échec, de méconnaître que, dans ses relations
commerciales avec l'Allemagne, il h" faudrait é-
sormais compter avec un facteur bien autrement