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l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
Comme ces chiffres représentent dos valeurs officielles^
reposant sur les mêmes bases depuis 1827,
nous pouvons par eux apprécier exactement le
mouvement des quantités. Or ils attestent des relations
plus actives durant la seconde période où le
Zollverein fonctionnait avec une ardeur toute juvénile,
que durant la première où il se constituait
peu à peu. 11 est vrai, qu’en entrant dans le détail,
on aperçoit des affaissements temporaires
dans le commerce de certains articles, en particulier
dans l’envoi de nos vins, auxquels la rivalité
des vins allemands fortifiée par les surtaxes, que
les crus de France supportaient depuis Stuttgard,
enlève en peu d’années plus du tiers de leur ancien
débouché. Mais, en définitive, sans s’accroître
avec rapidité, le commerce des deux contrées n’a
été nullement atteint, dans l’ensemble, par le fait
de l’association, et lui a été redevable au contraire
d’une marche ascendante, confirmant la sagesse de
cette conception au point de vue allemand, et l’influence
heureuse qu’exerce sur les nations la prospérité
de chacune d’elles.
Si la troisième période offre, au premier abord,
des résultats moins satisfaisants, cela tient à ce que
les moyennes se ressentent de plusieurs années d’agitation
politique ayant comme toujours réagi de la
façon la plus funeste sur les affaires. Mais les chiffres
des dernières années, qui rentrentdans cette période,
révèlent une augmentation significative, qui atteint