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l’allemagne économique.
vaste à la supériorité d’ailleurs incontestée de ceux
de l’industrie française.
Ainsi le Zollverein, loin de nous fermer ou de
nous rétrécir le marché de l’Allemagne, l’a élargi
au contraire, en augmentant le bien-être des habi
tants et par suite la demande des objets de goût que
nous excellons h produire — objets dont, il faut l’es
pérer, en présence surtout des résultats de l’exposi
tion de Vienne de 1873, nous tiendrons longtemps
encore le sceptre, et pour lesquels, non moins long
temps encore, nous rendrons sans doute les autres
pays nos tributaires, malgré les encouragements
épistolaires que donnait naguère encore à la Inode
berlinoise un illustre diplomate, à la gloire duquel
il peut suffire d’avoir assuré l’indépendance politi
que de sa patrie, sans que celle-ci pût déjà préten
dre s’affranchir de tous les autres assujettissements.
Si les gouvernements associés ont par deux fois
en 1842 et en 1848, organisé contre nous les repré
sailles ou moyens de défense, que nous avons fait
connaître plus haut, ces rigueurs qui n’attestaient pas
sans douté des dispositions trop bienveillantes à notre
égard, mais qui cadraient avec les allures de notre
propre politique commerciale, ne nous ont donc
pas causé trop de mal. Et cependant des mesures
prises spontanément des deux parts, à défaut d’en
gagements diplomatiques, sont venues heureusement
améliorer quelque peu une situation qui ne laissait
pas que d’être tendue. Voici notamment ce que fit