PÉRIODE DE 1854 A 1865. 283
le Zollverein. Lors de l’accession du Steuerverein, la
plus grave des augmentations votées contre nos pro
duits à Stuttgard, celle qui frappait les eaux-de-vie,
fut retirée. Le droit d’entrée sur les vins et le droit
de sortie sur les laines ont été réduits assez forte-
tement. De son côté la France a donné satisfaction
à d’anciens griefs de l’Allemagne, en ouvrant aux
bestiaux un accès facile et en abaissant de nouveau
le droit à l’importation des laines. Nul doute, qu'en
accordant ces facilités, chacune des deux puissances
n’ait consulté uniquement ses convenances ou ses
intérêts ; mais l’une et l’autre n’en ont pas moins
profité.
Il y a loin toutefois de ce modus au jour
le jour, tantôt assombri, tantôt agrémenté par des
considérations tout à fait personnelles, à ce brusque
changement de front, que nous faisions entrevoir
avant ce coup d’œil rétrospectif, et qui, en assurant
aux relations réciproques un lendemain semblable
à la veille par suite de stipulations obligatoires pen
dant un long temps pour chacune des parties, devait
naturellement accroître dans de fortes proportions
l’intensité des échanges internationaux. C’est donc ici
peut-être le lieu de citer textuellement en guise de
transition ces belles paroles, par lesquelles Richelot,
au seuil d’une terre promise qu’il appelait de ses vœux
et où sa destinée ne lui permit pas d’entrer, prenait
congé de ses lecteurs, en terminant un livre, qu’il
n’eût pas été besoin de refaire s’il avait été écrit