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l’alliímagne économique.
son système douanier? Car, rompant avec l'esprit
intolérant, qui avait soufflé Xact of navigation,
c’est au commerce de toutes les nations qu’elle entendait
désormais ouvrir son marché intérieur, en
n’appelant pas seulement la France à bénéficier
du retrait et de la modération des droits, proclamés
dans les stipulations de I860. Toute tendance à la
protection disparut complètement de son tarif, où
quarante-huit articles seulement sujets à des droits
demeurèrent debout, dont quinze, au nombre desquels
figuraient le sucre, le thé, le tabac, le vin, le
café, le bois, le raisin sec, devaient procurer le gros
du revenu douanier. Aussi est-ce par des millions de
livres sterlings que se chiffra le sacrifice financier
imposé à la Grande-Bretagne par ses viriles résolutions.
Mais le traité n’en répondait pas moins aux
intérêts véritables de l’industrie anglaise, dont les
représentants possédaient assez de perspicacité pour
ne pas se méprendre à leur endroit. Le temps était
passé en effet, où cette industrie avait besoin à l’encontre
de la concurrence étrangère d’un appui, qui
ne pouvait plus guère que lui susciter dorénavant
des périls; et pour avoir eu dans les marchés du
monde à soutenir la lutte contre les produits correspondants
des États industriels les plus considérables,
elle était bien plus encore à même de la
soutenir chez elle, où toutes les circonstances tournaient
à son avantage. Il fallait s’attendre aussi à ce
que l’exemple donné ne serait pas perdu pour les