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che et l’association, à se faire pour leurs rapports
mutuels (les concessions fiscales très-marquées,
constituant une sorte de système de droits dilféreutiels,
qui devait, il est vrai, préluder, selon rintentioii
formellement exprimée des parties, à une union
douanière sans restriction. Or sans doule, à se pénétrer
de cette circonstance (¡ue les réductions faites
élaienl déterminées par la perspective d’une union
douanière à venir, il n’était permis à aucune tierce
puissance d’argumenter du préjudice, qu'elle éprouverait
de l’état d’infériorité, auquel serait réduit son
propre commerce par suite de l’application de ce
système différentiel; mais il n’y avait pas moins là
un fait en opposition flagran le avec le principe dutraitement
réciproque sur le pied de la nation la plus
favorisée, principe (%ni venait d'être proclamé par
le traité anglo-français ; autrement dit, tandis que
le Zollverein ne pouvait cependant pas étendre à
d’autres pays les modérations de droits, consenties
par lui à l’Autriche dans un tarif intermédiaire, à
litre de mesure transitoire, acheminant les contractants
vers une véritable association douanière, ces
pays devaient de leur côté se sentir portés, une fois
faite dans un traité la reconnaissance du principe en
question, à faire mettre un terme à la situation privilégiée,
que l’association allemande et l’Autriche
avaient prise l’une vis-à-vis de 1 autre, hn celte occurence
il fallait s’attendre à ce (¡ne la Prusse, amenée
tt contre-cœur et par la force des événements.