PÉRioDic DE 1854 A 1865. 309
ilustrie fédérale, avait déjà fait tellement de che
min, qu’elle était assurée de pouvoir soutenir la
lutte avec avantage contre le parti protectionniste.
La preuve s’en trouve dans les réponses libellées pal
les divers gouvernements parmi lesquels il ne s’en
rencontra aucun, plaçant la question de protection
au premier plan, et qui tous se prononcèrent au
contraire en faveur d'un profond remaniement du
tarit. Des objections ne se firent jour que pour cer
tains articles tels que les vins, les eaux de-vie, les
cotonnades, le savon, des objets de verrerie, de
mercerie et d’habillement, au sujet desquels les
modérations de droits proposées parurent ou inad
missibles ou dépasser la mesure.
Par suite des déclarations faites par les alliés, on
renoua a Berlin avec le plénipotentiaire de la France ;
mais bientôt se produisit dans les rapports un
second arrêt assez prolongé qui se renouvela même
au commencement du mois de septembre, après
qu’une courte reprise eut été amenée vers la fin
d août par de nouvelles instructions adressées à M. de
<?«q de la part de son gouvernement. Ce furent
surtout les droits sur les vins et les soieries, pour
lesquels les ollres de la Prusse ne se rencontraient
en aucune façon avec les demandes de la France,
dont le mandataire mit encore encause une série
d’autres articles, en réclamant pour eux des con
cessions, allant au delà decelles auxquelles la Prusse
avait cru pouvoir souscrire dans la première pé-