310 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE,
riode des négociations. Presque tous les objets un
peu importants, alimentant les échanges entre la
France et l’Allemagne, passèrent ainsi une nouvelle
revue, à l’occasion de laquelle le gouvernement
prussien fit espérer des abaissements de droits plus
accentués encore que ceux originairement consen
tis, pour le cas où le gouvernement français vou
drait tenir compte de divers désirs, non encore
agréés, et portant tant sur la suppression des draw
backs à l’exportation de France de ceux des pro
duits ayant employé des sels à leur fabrication, pour
lesquels le Zollverein aurait ouvert la perspective
d’une réduction de droits, que sur la modération des
droits à l’entrée en France de cuir verni, de diver
ses étoffes de lin et de chanvre, de passementerie
et de rubanerie en laine et de plusieurs tissus
mêlés.
La discussion s’étant ainsi promenée et arrêtée
sur tous les points, le cabinet prussien voulut sa
voir s’il pouvait compter sur l’aquiescement du ca
binet français aux demandes qui lui avaient été
faites, et M. de Clerq fut en conséquence invité à
fournir ses explications à cet égard, ou en cas de
pouvoirs insuffisants pour la circonstance, à consul
ter son gouvernement. Notre représentant ne se
déclara pas autorisé à résoudre par lui-même la
question, et manifesta au contraire le vœu d être
avant tout fixé sur le cas, que le Zollverein enten
dait faire des réclamations de la France au sujet des