i’ÉKIODE DE 1854 A 1865.
317
lies, pour que le cabinet de Vienne s’abstînt de don
ner suile à cette aiTaire.
Mais, quelque indifférent que le ministère au-
Irichieu parût à l'égard du développement que
comportait la convention de février, il ne pou
vait cependant pas complètement fermer les yeux
sur les rapports diplomatiques qui s’étaient établis
entre la France et la Prusse. Les intérêts autri
chiens étaient tenus en éveil non-seulement par la
peispective, attachée à ces rapports, d’une modé
ration des droits lédéraux, qui pouvait entraîner,
selon le traité de février, un exhaussement des
fixations inscrites au tarif intermédiaire de l'Au
triche, mais encore et surtout par le principe,
mis en avant dans les négociations, du traitement
léciproque a légal de lu nation la plus favo
risée.
A supposer en effet que ce principe fût adopté
par la Prusse, comme tout semblait le faire prévoir,
il n'y avait plus à compter ni sur un renouvellement
< U traité de février, ni sur un acheminement ara-
duel vers une association douanière parfaite entre
décida a ouvrir la campagne contre les démarches
de la Prusse par un mémoire, qu'il distribua dans
la première moitié du mois de septembre 1861 à
tous les membres de l'Union, et où il déclara vou