PÉRIODE DE 1854 A 1865. 329
Italie, par suite du traité de commerce, si proche
de sa conclusion, avec la cour de Turin. Nos alliés
sont complètement d’accord avec nous sur ce point,
que le Zollverein ne saurait s’isoler de ce mouve
ment; mais la façon dont nous devons nous y pren
dre, n est nullement indifférente ; il n’est pas in-
dilïérent que nous tassions acte d’adhésion ouverte
et opportune, ou que nous nous trouvions isolés
dans un acquiescement tardif. Pour nous, le choix ne
pouvait êti’e douteux. La pénétration réciproque des
conditions économiques des nations fait des pro
grès si rapides, qu’il y faut plus que jamais regarder
à deux fois, avant de vouloir se confiner dans l’i
solement, et rien ne saurait favoriser davantage
l’intérêt majeur qu’a le Zollverein, k ce que ses
voisins orienta,,entrent dans le mouvement, que
la spontanéité avec laquelle lui-même y prendra
part. »
Alais quelle que fut la valeur de cette argumen—
tation et des renseignements fournis dans le même
écrit, bon nombre de gouvernements fédérés ne tar
dèrent pas ti protester contre ce court délai d’un
mois, assigné à la manifestation de leur sentiment
et qu Ils trouvaient en disproportion choquante avec
étendue et l’importance des conventions qui leur
étaient soumises. Il est vrai, qu’é quelques Jours
seulement de la mise en demeure, le gouverne
ment saxon, dont 1 attitude avait,en septembre 1861,
attiré déjà notre attention, transmettait son assen-