344 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE,
senliment de l’Aulriche m’amène à déclarer avec la
même franchise queje répudie absolument de semblables
appréciations. »
Puis s’élevant aux considérations générales, le
comte de Bernstorff ajoutait :
« Plus que jamais, nous n’avons en cette occurrence
obéi qu’à des considérations tirées du bienêtre
matériel. Comment aurions-nous pu rester en
arrière, quand la Grande-Bretagne et la France
marchaient en avant dans la voie des grandes réformes
économiques réclamées par l’époque et entraînaient
déjà d’autres Etals à leur suite? Aussi ne
doutons-nous pas que l’Autriche elle-même, qui
dans les derniers temps a innové sur tant de points,
ne voulût pas s’attarder sur la route actuellement
ouverte. Que les traités avec la France rendent impossible
une union douanière de l’Autriche et du
Zollverein, c’est là une proposition, qui ne saurait
être soutenue victorieusement; et ce quia pu paraître
réalisable sous ce rapport, n’a pas cessé de
l’être depuis ces traités.
(( Nous nous défendons formellement d’avoir par
des raisons politiques donné plus que nous n’aurions
reçu ; mais je puis me dispenser d’aborder la justification
des diverses dispositions dont se composent les
traités, puisque c’est là une tâche dont nous nous
sommes, en âme et conscience, acquittés déjà envers
nos associés. Je veux seulement à cet endroit faire
remarquer d’une façon générale, que les oliseï va—