PÉRIODE DE 1854 A 1865. 351
leurs qu’on n’avait fait disparaître*Ies imperfections,
qui pouvaient être considérées comme les impedimenta
principaux à son union douanière avec le
Zollverein. Ainsi le système monétaire n’avait subi
aucun changement, et le monopole du tabac était
resté debout pendant qu’en même temps l’industrie
du tabac au sein du Zollverein était redevable au
régime de la liberté d’un développement peu ordinaire;
quant à la plaie la plus grave, à celle que
mettait à nu une administration douanière épaisse
et bureaucratique à tendances fiscales et au personnel
inférieur d’une culture rudimentaire et d’une
malléabilité notoire, il n’avait été fait que fort peu
pour la fermer. On constatait toujours encore la
même inégalité dans l’état de la civilisation et de
la consommation respectives, et par conséquent dans
le produit des droits, ce qui aurait rendu impossible
le partage des revenus par tête dans une union
qui aurait embrassé à la fois l’Autriche et les autres
contrées de l’Allemagne. Aussi comprend-on aisément,
que ceux mêmes des États associés qui, durant
acrisede 1851 à 1853, avaient été les fermes soutiens
de 1 Antriclie et avaient déterminé la cocnlusion
du traité de février, ne iirisseut pas un souci
exageré de la mise en œuvre des dispositions de ce
tiaité relatives à 1 union douanière, sachant fort
bien que pareille union ne serait réalisable de Ion",
temps. 11 ne faudrait donc chercher la raison de la
ligne de conduile suivie par les Etals moyens que