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dans leurs appréhènsioiis de l’hégémonie prussienne,
dans les formes acerbes, sous lesquelles celle-ci se
traduisait de plus en plus, et dans la politique intérieure
de la Prusse, en opposition avec l’esprit constitutionnel,
qui régnait chez eux. Et de même ou en
sens inverse, comme on veut, si en toute circonstance
le cabinet de Berlin traita de chimérique
ridée d’une union douanière, et si au mépris de
l’art. 25 il se refusa nettement en 1860 à engager un
colloque, ayant cette union pour objet, il n’obéit pas
seulement à une antipathie naturelle et toute politique
contre l’irruption de l’Autriche dans le Zollverein,
mais encore il était guidé par des considérations'fort
plausibles, d'ordre purement matériel.
Rien ne venait en aide à cette assertion, hasardée
parle ministère autrichien, que l'Autriche ne pourrait,
à l’exemple du Zollverein, réformer son tarif,
sans exposer aux plus grands dangers plusieurs
catégories d’industrie. De grandes étapes ont été
depuis parcourues par l’Autriche dans cette voie des
réformes, à ce point que son tarif actuel se rapproche
il bien des égards du tarif fédéral, tel que l’avait
fait le traité franco-prussien, et cependant la produc-*
tion nationale, par les proportions qu’elle a atteintes,
y a eu plutôt à se féliciter qu’à gémir de l’alfaissement
des droits protecteurs. Est-ce que d’ailleurs
l’industrie du Zollverein a été. endommagée par le
traité passé avec la France, et par l’application soutenue
du système, dont, pour le tarit, ce traité a été le