376 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
des localités devant servir de résidences passagères
à ces réunions, on s’était jusque-là conformé a la
succession des États selon l'ordre où les énuméraient
les pactes d’union, le cycle ainsi formé se trouvait,
quand on faisait abstraction d’Oldenbourg, avoir
été parcouru avec le 14® congrès. Le gouvernement
d’Oldenbourg ayant d’ailleurs lui-môme décliné
toute prétention à l’iionneur de recevoir à son tour
les commissaires du Zollverein, il avait été convenu
à ce dernier congrès, tenu, comme on se le rappelle
peut-être, à Brunswick, que la session suivante
s’ouvrirait à Munich, mais serait ajournée jusqu’en
1861, par la raison qu’à Brunswick l’assemblée
avait siégé jusque dans le courant du mois de no
vembre de l’année 1859.
Néanmoins, ce terme assigné aux plus prochai
nes conférences parut trop éloigné pour deux ques
tions importantes ayant trait l’une à la suppression
des droits de transit, l’autre à la modération des péa
ges du Rhin, qui étaient restées en suspens eu
1859, et pour la solution desquelles ou jugea
bon de continuer des négociations distinctes.
La modération et l’abolition des péages du Rhin
étaient à l’ordre du jour de l’opinion publique de
puis le moment où l’on avait reconnu à quel point
de pareils impôts étaient préjudiciables au com
merce. Déjà en 1846 la France et le grand duché
de Bade avaient renoncé au partage par moitié des
droits perçus sur le parcours du Rhin, qui s élen-