382 l’allemagne économique.
en présence du quintal de sucre des colonies, qui
était soumis à un droit de 5 thalers, la protection
accordée à la première espèce revêtait jusqu’à un
certain point le caractère d’une prohibition au re
gard de la seconde. La Prusse calculait qu’on eiH
pu, sans porter une atteinte sérieuse à l’industrie
fédérale, augmenter de 2 gros 1/2 la taxe pesant
sur le quintal de betteraves, tout en abaissant de 5
thalers à 4 le droit sur le sucre étranger, et néan
moins, consentant encore l'ajournement de cette
dernière réduction, elle proposait uniquement de
porter par une simple addition de 1 gros 1/2, la taxe
de Ogros à 7 gros 1/2, et de percevoir l’impôt sin
ce nouveau pied à partir du T" septembre 1858.
Aussi cet accroissement fut-il favorablement ac
cueilli dans une conférence, spécialement convoquée
à cet effet dans la capitale de la Prusse, et il en fut
de même d’une autre proposition prussienne que
celte conférence avait également en vue et qui ten
dait à remplacer par un droit unique et moyen de 3
thalers 1/2 les droits de 4 et 2 thalers, frappant
jusqu’alors le sirop étranger, au sujet duquel il pa
raissait trop diftlcile de reconnaître, s’il contenait
ou non du sucre cristallisable. Mais, sur les repré
sentations du Hanovre, à qui le droit futur sur le
sirop parut trop élevé, et qui eût désiré aussi, s il
eût trouvé de l’écho sur ce point, voir adopter im
médiatement ou au moins à partir du T' septembre
1800 la taxe de 8 gros 1 /2 d’argent sur les bette-