PÉRIODU DE 1854 A 1865. 385
raves, l'accord qui intervint le 16 février 1858 fit
courir du 1" septembre 1858 une taxe de 7 gros 1 /2
par rapport aux betteraves, et un droit d’entrée
de 3 tlialers par rapport au sirop étranger. Cette taxe
de 7 gros 1/2 est demeurée la même pendant bon
nombre d’années, et n’a été élevée d’un 1/2 gros
quen vertu d’une loi, rendue en 1869 par le Parlement
douanier.
bm présence du développement de l’industrie sucrière
du Zollverein, et de l’ascension de l’impôt,
auquel elle était assujettie, on n’est nullement surpris
de voir surgir la question de la restitution de
la taxe pour le cas, où le sucre de betteraves passerait
la frontière fédérale. Seulement l’association ne
s étant jamais prêtée qu’à contre-cœur à de pareils
remboursements, il ne fallut dans celte circonstance,
comme dans toutes les autres semblables, rien
moins que des efforts réitérés, et la démonstration
irrétulable d’une urgence saus rémission, pour que
a collectivité des membres associés pùl être gagnée
U celle cause. Ce fut la Prusse la première, à appeer
en 1854 l’attention sur ce point, en en saisissant
la id session des conférences générales. Mais les
avis étaient encore trop partagés, pour que celle ouverture,
qui rencontra à peu près autant d’adhérents
que d’opposants, pût aboutir. Lors des débats auxquels
1 aggravation de la taxe sur les betteraves
donna lieu en 1857 et en 1858, la même motion
reparut, sous les auspices celte fois du Brunswick,