388 b'ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
pour Igut QCCOiïiplissGinGut un certain laps de temps.
Un premier échange d’opinions sur les rapports
avec l’Autriche, précédé d’un long mémoire, que le
gouvernement bavarois avait présenté le 25 aviil
1863, eut lieu à la séance du 5 juin, et vu l’impor
tance qui s’attachait dans cette circonstance à leurs
déclarations, les divers plénipotentiaires les firent
insérer au procès-verbal. Or, de par des déclarations
plus ou moins développées, la Bavière rallia à son
point de vue le Hanovre, le Wurtemberg, la Hesse
Électorale et la Hesse-Darmstadt, le duché de Bruns
wick et la ville libre de Francfort, tandis qu’elle
était formellement et même assez vertement com
battue par la Saxe et par Bade, et que la Thuringe
ainsi que le duché d’Oldenbourg s’en tenaient à des
dires évasifs. Quant à la Prusse, si elle fit preuve,
comparativement aux autres puissances, d’un Irès-
arand laconisme, elle ne mit pas à jour cependant,
cette fois, autant de rudesse que précédemment, car,
si jusque-là elle avait clairement manifesté l’inlen-
lion de vouloir répudier toutes les nouvelles relations
tant soit peu étroites avec l'Autriche, qui pouvaient
découler du traité de février, elle tint à ce moment,
par la bouche de son commissaire, un langage ou
vrant au moins la perspective d'une détermination
des rapports du Zollverein yis-à-vis de l’Autriche. A
un endroit qui peut être considéré comme le passage
essentiel, ce commissaire s’exprimait en effet ainsi :
« La continuation de l’Association, sous léserve